dimanche, 17 septembre 2017 20:14

Territoires palestiniens: le Hamas veut parler avec le Fatah et donne un gage

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 Ces discussions se tiennent alors que le Hamas est affaibli par l’isolement de son principal bailleur de fonds, le Qatar, et que l’Egypte souffre du terrorisme dans le Sinaï. Ils ont donc trouvé un terrain d’entente, qui vient de déboucher sur l’ouverture d’un bureau du Hamas au Caire, ce qui avait tout pour préoccuper le Fatah, jusque-là soutenu par l’Egypte. Le Caire s’efforce ainsi de rassurer son monde. La réconciliation a toujours été la condition posée par l'Egypte pour ouvrir un jour, sans restriction, la frontière égyptienne avec Gaza.est reconnue par la communauté internationale. Basée à Ramallah, en Cisjordanie, elle a été évincée de la bande de Gaza par le Hamas en 2007. Depuis la création du comité en mars, près de dix ans plus tard, M. Abbas s'est efforcé d'affaiblir le Hamas. Dans cette épreuve de force, il a notamment bloqué ces derniers mois les versements de la facture d'électricité fournie par Israël à Gaza, qu'il réglait jusque-là.

Mais si cet accord a pu être conclu, c'est aussi parce que le Fatah du président Abbas a lui aussi subi des pressions, estime Mkhamer Abou Saada, professeur de Sciences politiques à Gaza : « Les Américains ont informé le président Mahmoud Abbas que les Palestiniens doivent mettre un terme à leurs divisions et sceller leur réconciliation afin de permettre à Trump d'avancer dans ses efforts de paix entre les Palestiniens et les Israéliens. »

Les doutes sur une réconciliation subsistentL'avancée du jour ne lève pas tous les doutes quant à une réconciliation maintes fois annoncée, mais jamais concrétisée. Joint par RFI, un politologue gazaouï reconnaît que « le diable se cache dans les détails et qu'il en reste de très nombreux à régler ». Certains ne sont pas anodins ; il semble peu probable que le Hamas renonce au contrôle militaire de Gaza et que l'Autorité palestinienne accepte de travailler sous le contrôle de la branche armée du Hamas.

« Gaza est l'atout stratégique le plus important pour le Hamas. Et il n'y a aucune chance qu'ils y renoncent. Ce qui veut dire que sur le plan de la sécurité, des forces de l'ordre, ils vont rester au pouvoir », assure Kobi Michael, ancien haut fonctionnaire israélien en charge des affaires palestiniennes.

La bande de Gaza, qui abrite environ 2 millions d'habitants aux portes du désert, vient de connaître quasiment dix années de crise, presque une guerre civile à laquelle se sont ajoutés trois conflits armés avec Israël. Depuis 2007, l'Etat hébreu impose un rigoureux blocus à l'enclave palestinienne. Depuis 2013, de surcroît, sa frontière avec l'Egypte voisine est pratiquement tout le temps fermée. Gaza souffre d'un manque permanent dCela fait onze ans que les Palestiniens ne se sont pas rendus aux urnes pour des élections présidentielle et législatives. Le mandat de Mahmoud Abbas courait jusqu'en 2009... Quant au Parlement, il ne siège plus depuis dix ans. La division Fatah-Hamas, entérinée en 2007 au terme de combats meurtriers, a conduit à un blocage de la situation politique palestinienne

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